​© 2019 par Benjamin Genissel

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Troisième exposition de la série collective "Utopies fluviales : prologue"

 

 

"La Seine coule sous nos yeux. Partir, prendre le large, flotter, naviguer, dériver, traverser, couler, pêcher : autant de verbes que d’ouvertures à l’imaginaire tout au long du fleuve." (Dans le sens de Barge)

 

Cette jolie phrase résume parfaitement cette exposition collective.

Une centaine de personnes ont d'abord été contactées par l'association "Dans le sens de Barge". Sa fondatrice s'appelle Véronique Follet. C'est donc surtout par elle que ces 100 individus (ou collectifs) ont été appelés. Ces derniers peuvent être architectes, photographes, peintres, écrivains, ou artistes dans sa dimension la plus large.

L'objet de la proposition fût : qu'est-ce que les cours d'eau (rivières, fleuves, canaux) vous inspirent en terme de rêves, de transformations, d'idéaux, de possibles, en somme en terme d'utopies?

Chacun a buché de son côté, selon ses goûts, ses compétences, ses pratiques artistiques, ses rêveries ou son vécu. Et de ces 100 réflexions individuelles (ou collectives donc) sont nées des idées d'oeuvres ou de projets.

Cette exposition montre les esquisses, les notes, les brouillons, les déclarations d'intention ou les dessins préparatoires de ces oeuvres ou de ces projets.

Certaines de ces propositions sont sérieuses, réalisables sur le papier, faisables dans les faits, et ont même déjà été proposées ailleurs, ou encore mieux : déjà réalisées ; mais la plupart relèvent de la fantaisie, de la poésie, de l'imaginaire. On y propose, entre autres, de jouer à la marelle dans une rivière (ce qui obligerait à marcher à la surface de l'eau jusqu'à la dernière case sans tomber dedans), de mettre à l'eau une barque en plâtre (qui coulerait forcément), de planter au bord d'un fleuve une brosse à dents métallique géante (les capitaines des bateaux rayeraient sur cette brosse, volontairement, la coque de leur embarcation), de construire un bateau de guerre DADA mené par un curieux équipage (l’hélicoptère est remplacé par une mouche, la sentinelle est une sorte de dinosaure…), de faire naviguer une péniche qui servirait de jeu de paintball naval géant (et qui enverrait de la peinture sur les bâtiments bordant les fleuves), d'installer une île flottante sur le lac Léman ou de raconter les apparitions et disparitions mystérieuses des îles transparentes à l'horizon.

Ce sont ces idées qui me plaisent le plus.

 

Ma proposition, quant à elle, se présente sous la forme d'une mosaïque de 15 photographies prises en France et en Asie. Elle s'appelle "À tout ce que l'eau appelle en nous".

Elle est accompagnée de ce texte : Ce serait l'histoire d'une attirance. Celle que les êtres humains (comme les vaches) ont pour les fleuves, les rivières, les cours d'eau. Celle qui nous guide jusqu'à leurs berges, ou jusqu'aux ponts qui les enjambent, et nous amène à tout cela : des jeux, des solitudes, des discussions, des débordements, des rêveries, des mises à l'écart volontaires, des lectures ou des ablutions. Ce serait aussi le souvenir de ces deux vers que l'on conserve, tenaces, en soi : "Comme je descendais des Fleuves impassibles, je ne me sentis plus guidé par les haleurs". Ce serait, oui, le récit d'une aimantation.

 

"Utopies fluviales" sera visible au TETRIS dans le FORT de Tourneville au Havre en Normandie.

Dates : Du 8 novembre jusqu'à 3 décembre 2017

Adresse : 55 Rue du 329ème RI, 76620 Le Havre

Le vernissage qui aura lieu le 8 novembre 2017 vers 18h (évènement Facebook ici)

Dans le Sens de Barge : Site web.

 

 

 

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